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SEXPOZ : l’outil né du VIHACK pour guider vers le traitement post-exposition

Les 28 et 29 novembre 2019, le HQ de Tours accueillait la seconde édition du VIHACK. Une centaine de participants y cherchaient des solutions concrètes autour du dépistage et de la prise en charge du VIH. De ces deux journées est né SEXPOZ, un outil d’orientation vers le traitement post-exposition, développé par Ackwa.

Le VIHACK : 48 heures, une centaine de participants

Le VIHACK est le premier hackathon français consacré au VIH. Il se tient à l’initiative du COREVIH Centre-Val de Loire, avec le soutien de l’association VIH Val de Loire. Le principe tient d’ailleurs en une formule : 48 heures pour défier le VIH.

La composition des équipes fait par ailleurs la singularité de l’événement. Médecins, personnels soignants et patients y côtoient des étudiants en nouvelles technologies du CEFIM et du Cercle digital. Des bénévoles d’associations LGBT complètent les groupes.

Cette pluridisciplinarité n’est pas cosmétique. Elle garantit en effet qu’un outil conçu en deux jours reste ancré dans la réalité des consultations. Les projets initiés se poursuivent ensuite avec les étudiants, tout au long de leur formation.

Le besoin auquel répond SEXPOZ

Après un risque d’exposition sexuelle, plusieurs questions se posent en même temps. Vers qui se tourner, où trouver le professionnel adéquat, dans quel délai agir. Le contexte est rarement propice à la recherche d’information.

Les soignants ne sont d’ailleurs pas tous logés à la même enseigne. Certains rencontrent ces situations quotidiennement. D’autres les croisent rarement, et ont besoin d’un appui rapide et fiable.

C’est précisément cet écart que SEXPOZ vient combler. L’outil s’adresse au grand public, aux professionnels de santé et aux associations accompagnant les personnes concernées.

Un arbre décisionnel, pas une brochure

SEXPOZ fonctionne donc comme un arbre décisionnel. L’utilisateur répond à une série de questions, et l’outil affine progressivement l’orientation.

Plusieurs critères entrent en jeu. Le type d’exposition d’abord, puis le délai écoulé. L’utilisation d’un préservatif, le statut sérologique du partenaire et d’autres facteurs de risque complètent le tableau.

L’outil oriente ensuite vers les lieux de délivrance du traitement d’urgence. Il peut également diriger vers les structures adaptées à un suivi, en proposant un calendrier.

L’objectif dépasse enfin la seule orientation individuelle. Il s’agit aussi d’homogénéiser les pratiques entre professionnels, et de rassurer les personnes exposées.

L’observatoire : documenter les renoncements

Une seconde brique complète par ailleurs le dispositif. L’observatoire recueille l’expérience des personnes qui se sont vu refuser le traitement post-exposition, ou qui ont dû y renoncer.

Cette démarche compte autant que l’outil lui-même. Documenter les refus et les renoncements permet en effet d’objectiver les ruptures de parcours. C’est la condition pour agir dessus.

Un projet collectif, poursuivi dans la durée

Ackwa a assuré la conception et le développement de SEXPOZ. Le travail s’est donc poursuivi bien après les 48 heures du hackathon. Le projet réunit le CHU de Tours, la Société Française de Lutte contre le Sida, le COREVIH Centre-Val de Loire et le Réseau Périnat Centre-Val de Loire.

Une nouvelle version est aujourd’hui en ligne. Le projet reste ainsi le plus abouti des initiatives issues du VIHACK.

Ce projet illustre enfin notre façon de travailler. Un outil de santé n’a de valeur que s’il est utilisé dans le contexte réel du soin. Cela suppose de concevoir avec les soignants et les personnes concernées, pas seulement pour elles.

Nous appliquons la même approche à nos autres outils e-santé, notamment HPlanner, notre solution de gestion des parcours et des lits. Pour en savoir plus, demandez une démonstration.

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