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Facturation électronique au 1er septembre 2026 : être prêt à recevoir

La date n’a pas bougé. Au 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA en France doit pouvoir recevoir ses factures fournisseurs au format électronique. Le passage se fait via une plateforme agréée par l’administration fiscale. Aucune exception : grandes entreprises, TPE, micro-entrepreneurs et entreprises en franchise en base sont concernés.

Pourtant, au 28 juillet 2026, moins de 20 % des entreprises françaises étaient réellement en conformité. Il reste donc quelques semaines pour agir.

Ce qui change au 1er septembre 2026

La réforme se déploie en deux temps. Au 1er septembre 2026, la réception devient obligatoire pour toutes les entreprises. À la même date, l’émission s’impose aux grandes entreprises et aux ETI, avec le e-reporting associé.

Au 1er septembre 2027, l’émission devient à son tour obligatoire pour les PME, les TPE et les micro-entreprises. Attention toutefois : même si votre obligation d’émettre arrive en 2027, vos fournisseurs grands comptes émettront dès septembre 2026. Sans plateforme agréée, ces factures ne vous parviendront tout simplement pas.

Une facture électronique n’est pas un PDF par e-mail

C’est le malentendu le plus fréquent. Un PDF envoyé en pièce jointe n’est pas une facture électronique au sens de la réforme. La facture doit circuler dans un format structuré, lisible par les machines.

Trois formats sont retenus. Factur-X est le plus courant pour les TPE et PME, car il combine un PDF lisible et des données structurées. UBL et CII complètent le dispositif. La facture doit en outre transiter par une plateforme agréée, qui fait le lien avec l’administration fiscale.

Par où commencer : quatre étapes

Quatre étapes suffisent à y voir clair. Interrogez d’abord votre cabinet comptable et l’éditeur de votre logiciel de facturation. Posez la question noir sur blanc : suis-je couvert au 1er septembre, et comment ?

Vérifiez ensuite que le prestataire annoncé figure sur la liste officielle des plateformes agréées. S’il n’y est pas, il n’est pas conforme. Contrôlez aussi le périmètre et le tarif : réception seule ou réception et émission, coût par facture, abonnement, frais de raccordement.

Faites enfin paramétrer votre plateforme avant la fin du mois d’août. Vous disposerez ainsi d’une marge de test avec vos premiers fournisseurs.

Premier réflexe : votre comptable et votre éditeur

Ces deux interlocuteurs sont vos alliés naturels. Votre cabinet comptable connaît votre situation, vos flux et vos obligations déclaratives. Beaucoup ont déjà organisé la mise en conformité de leurs clients.

Votre éditeur de logiciel a par ailleurs probablement prévu un raccordement. Demandez-lui explicitement quelle plateforme, à quelle date, à quel tarif. Dans la majorité des cas, ces deux échanges règlent la question.

PEPPOL : le réseau qui fait circuler les factures

Un mot revient souvent dans les échanges avec les éditeurs : PEPPOL. Il ne s’agit ni d’un logiciel ni d’un format, mais d’un réseau d’échange international né en Europe.

L’image du réseau téléphonique est parlante. Peu importe votre opérateur et celui de votre correspondant, l’appel passe. PEPPOL joue ce rôle pour les factures. Les plateformes agréées communiquent ainsi entre elles, de façon sécurisée et traçable.

La France est allée un cran plus loin avec un modèle dit « à cinq coins ». Aux quatre acteurs habituels s’ajoute l’administration fiscale, qui reçoit les données de facturation et de e-reporting. Concrètement, vous n’avez pas à vous aligner sur le prestataire de vos partenaires. Vous devez en revanche être joignable sur le réseau, ce que vous pouvez vérifier dans l’annuaire public PEPPOL.

Ne préparez pas 2026 sans penser à 2027

Se contenter de pouvoir recevoir en septembre 2026, c’est refaire le même chantier un an plus tard. La seconde étape est en effet plus structurante. Elle touche votre processus de vente, vos mentions obligatoires et la qualité de vos données clients.

Mieux vaut donc choisir dès maintenant un outil qui couvre aussi l’émission. L’effort s’étale ainsi sur douze mois au lieu d’être subi en urgence.

Les sanctions prévues

La loi de finances pour 2026 a durci le dispositif. L’absence de plateforme agréée entraîne une mise en demeure, puis 500 € d’amende, puis 1 000 € tous les trois mois. Une facture non conforme coûte 50 €, dans la limite de 15 000 € par an. Un défaut de e-reporting est facturé 500 € par transmission manquante.

Un droit à l’erreur existe pour les entreprises de bonne foi. Il suppose toutefois une régularisation spontanée, ou dans les 30 jours suivant une demande de l’administration.

Comment Ackwa vous accompagne

Que vous partiez de zéro ou cherchiez un second regard, nous examinons votre organisation, vos volumes et vos outils. Nous présentons ensuite les pistes réalistes. Y compris celle de rester sur votre logiciel actuel, si c’est la bonne réponse.

Parmi les options que nous connaissons bien figure le module Comptabilité d’Odoo. Odoo est plateforme agréée auprès de la DGFiP. Son module français est disponible depuis juin 2026, aux formats Factur-X, UBL et CII.

Trois points le rendent intéressant pour une TPE. La réception et l’émission sont possibles dès maintenant. Il n’y a par ailleurs aucun coût par facture ni abonnement plateforme. Les frais de licence disparaissent enfin si vous n’utilisez que le module Comptabilité. Cette gratuité cesse toutefois dès l’ajout d’un second module.

Notre accompagnement s’adapte à votre autonomie. Nous vous guidons par téléphone ou en visioconférence pendant que vous manipulez. Nous pouvons aussi prendre en charge l’ensemble du paramétrage. Des formules intermédiaires existent enfin, avec configuration puis formation de vos équipes.

Sans cabinet comptable, nous pouvons vous orienter vers Wizzyoo Conseil. Pour un projet ERP d’envergure, notre partenaire All4ERP prend le relais.

Contact : odoo@ackwa.fr

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