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Métiers du numérique : ACKWA à la rencontre Apec × Numéric’Emploi de Tours

Le mardi 6 octobre 2026, ACKWA a participé à la première rencontre Apec × Numéric’Emploi consacrée aux métiers du numérique en Centre-Val de Loire. Organisée dans les locaux de l’Apec à Tours, en lien avec l’Opco Atlas, cette matinée a réuni quatorze cadres intéressés par le secteur et cinq représentants d’entreprises du territoire : Atos, OCI Informatique & Digital, Q1C1 et ACKWA. L’objectif était simple : parler concrètement des métiers, des compétences recherchées et des opportunités qui existent dans la région, loin des fiches de poste génériques.

Pour une TPE ou une PME, ce type de rencontre n’est pas qu’une affaire de recrutement. Recruter un profil technique reste difficile pour une petite structure, et comprendre ce que recouvrent réellement les métiers du numérique aide aussi à mieux décider ce qu’il faut confier à un salarié, ce qu’il vaut mieux faire monter en compétences en interne et ce qui gagne à être externalisé auprès d’un prestataire. C’est cet éclairage de terrain, celui d’une entreprise tourangelle à taille humaine qui développe, héberge et maintient des outils pour ses clients, qu’ACKWA est venue partager.

Numéric’Emploi, un dispositif régional pour les métiers du numérique

Numéric’Emploi est un dispositif d’accès à l’emploi dans le numérique, porté au niveau national par Numeum (l’organisation professionnelle du secteur), France Travail et l’Opco Atlas. En Centre-Val de Loire, il s’est développé à l’initiative de Numeum Centre-Val de Loire et il est porté sur le territoire par l’ADIRC, avec le soutien de la Région, de la DREETS et du Pacte régional d’investissement dans les compétences. Son principe est de rapprocher deux mondes qui se croisent encore trop peu : des personnes en reconversion ou en recherche d’emploi, et des entreprises qui peinent à recruter sur des postes techniques. Les candidats bénéficient de formations ciblées et d’un accès direct aux recruteurs, plutôt que d’un parcours générique déconnecté des besoins réels.

Lancé dans la région fin 2024, le dispositif s’appuie sur une expérience menée depuis plusieurs années dans le Grand Est, où une large majorité des participants accède à un emploi dans les mois qui suivent leur parcours. Les chiffres avancés lors de son lancement en Centre-Val de Loire donnent la mesure de l’enjeu : plusieurs milliers de postes à pourvoir dans le numérique au niveau régional, et une part de femmes qui reste inférieure à un tiers des effectifs. Attirer de nouveaux profils, diversifier les parcours et sécuriser les recrutements font donc partie des priorités affichées pour les années à venir, aux côtés de l’adaptation de l’offre de formation.

C’est dans ce cadre que l’Apec Centre-Val de Loire, qui accompagne les cadres dans leur évolution professionnelle et les entreprises dans leurs recrutements, a imaginé un format de rencontre directe entre cadres et employeurs. Tours a accueilli la première édition ; une seconde est programmée à Orléans le 14 octobre, déjà complète, ce qui en dit long sur l’intérêt suscité par ces échanges.

Une matinée d’échanges entre cadres et entreprises à l’Apec de Tours

Le format retenu tournait le dos au salon de recrutement classique, avec ses stands et ses CV déposés à la chaîne. Autour de la table, les cadres présents ont pu interroger directement des professionnels en poste sur la réalité de leur quotidien : quels métiers se cachent derrière les intitulés, quelles compétences sont vraiment attendues, comment se passe une intégration quand on vient d’un autre secteur, et quelles perspectives offre le tissu économique local. Ce sont souvent ces questions concrètes, plus que les grilles de compétences, qui permettent à quelqu’un de se projeter, ou au contraire de comprendre qu’une piste ne lui correspond pas.

La diversité des entreprises représentées faisait la richesse de la matinée. Entre un grand groupe international du numérique comme Atos, des entreprises de services informatiques implantées dans la région comme OCI Informatique & Digital ou Q1C1, et une petite structure tourangelle comme ACKWA, les participants ont pu mesurer à quel point un même métier se vit différemment selon la taille et l’organisation de l’employeur. Dans un grand groupe, on se spécialise souvent sur un périmètre précis au sein d’équipes nombreuses ; dans une petite entreprise, on touche à tout, on est au contact direct des clients et l’on voit rapidement le résultat de son travail. Aucune voie n’est meilleure que l’autre, mais le choix mérite d’être fait en connaissance de cause.

Les métiers du numérique dans une structure à taille humaine

Pour présenter ACKWA ce matin-là, une expression s’est imposée : une structure « à taille humaine ». Le clin d’œil était assumé, tant la formule fleurit sur les plaquettes commerciales et sert parfois à habiller pudiquement un effectif modeste. Ici, elle décrit pourtant une réalité très concrète. Le même jour, il peut s’agir de faire évoluer un site WordPress, de paramétrer un module Odoo pour qu’il colle aux processus d’une PME, de surveiller un serveur hébergé chez OVHcloud, de préparer une formation pour une équipe qui découvre un nouvel outil, ou de faire progresser HPlanner, le logiciel de gestion des lits et des flux patients qu’ACKWA édite pour les établissements de santé. Cette variété est exigeante, mais elle illustre bien ce que recouvrent aujourd’hui les métiers du numérique : bien plus que du code, un ensemble de compétences qui vont de l’infrastructure à l’application, en passant par la sécurité et la relation client. Et quand le client appelle, c’est la personne qui connaît son projet qui décroche : c’est peut-être là le vrai sens de la taille humaine.

C’est aussi ce qui rend ces métiers accessibles à des profils en reconversion. Les compétences techniques s’apprennent, et les formations ciblées comme celles de Numéric’Emploi sont justement conçues pour cela. En revanche, la capacité à comprendre le métier d’un client, à écouter avant de proposer, à expliquer simplement un choix technique ou à documenter proprement ce que l’on a fait se construisent souvent dans une première vie professionnelle. Un ancien cadre de la logistique, de la santé ou de la gestion arrive avec une connaissance des processus que bien des développeurs n’ont pas, et cette double compétence est précieuse lorsqu’il s’agit de mettre en place un ERP comme Odoo ou un outil métier sur mesure.

Partager ce regard de terrain avec des cadres en réflexion, c’était aussi rappeler que le numérique ne se limite pas aux grandes métropoles ni aux grands groupes. En Indre-et-Loire et plus largement en Centre-Val de Loire, de nombreuses TPE, PME, collectivités et établissements de santé ont besoin de compétences numériques, et des entreprises locales de toutes tailles travaillent à leurs côtés.

TPE et PME : recruter, former ou se faire accompagner ?

Les échanges de cette matinée font écho à une question que se posent beaucoup de dirigeants de petites entreprises : faut-il recruter quelqu’un pour gérer le numérique en interne ? La réponse dépend du volume et de la nature des besoins. Une PME qui déploie un ERP, refond son site ou dématérialise ses processus a parfois intérêt à disposer d’un référent interne, qui connaît les équipes et les usages. Mais un profil unique ne peut pas tout couvrir, de la sécurité des serveurs au paramétrage fonctionnel, et un poste isolé est difficile à pourvoir comme à fidéliser.

Dans la pratique, la solution la plus robuste combine souvent trois leviers. Le premier consiste à faire monter en compétences les collaborateurs déjà en poste, qui connaissent l’entreprise et ses clients : une formation bien ciblée sur Odoo, WordPress ou les bonnes pratiques de cybersécurité les rend autonomes au quotidien. Le deuxième consiste à confier à un prestataire ce qui demande une expertise pointue ou une disponibilité continue, comme l’hébergement, la maintenance ou le développement d’une fonctionnalité spécifique. Le troisième, enfin, consiste à recruter lorsque le besoin devient permanent, en s’appuyant sur des dispositifs comme Numéric’Emploi ou l’Apec pour élargir le vivier de candidats, y compris à des profils en reconversion.

Quel que soit le scénario retenu, le facteur décisif reste humain : clarifier les processus avant de choisir un outil, partir de données propres plutôt que de migrer un historique bancal, et accompagner les utilisateurs pour qu’ils s’approprient réellement les nouveaux usages. Un recrutement réussi ou un logiciel bien choisi ne donnent leur pleine mesure que dans ces conditions.

Métiers du numérique à Tours : avancer avec un partenaire de proximité

Participer à la rencontre Apec × Numéric’Emploi était pour ACKWA une façon de contribuer à la vitalité de l’écosystème numérique local, aux côtés d’autres entreprises du territoire. Merci à l’Apec Centre-Val de Loire pour l’organisation de cette première édition, et aux cadres présents pour la qualité de leurs questions. Bonne route à l’édition orléanaise !

Basée à Saint-Avertin, près de Tours, ACKWA accompagne les TPE, PME et établissements de santé d’Indre-et-Loire et de Centre-Val de Loire dans leurs projets numériques : développement de sites et d’applications, intégration Odoo, hébergement et maintenance, mais aussi formation de vos équipes, finançable via notre partenaire ESOPE Formation, organisme certifié Qualiopi. Vous vous demandez s’il faut recruter, former ou externaliser ? Nous pouvons vous aider à y voir clair dans le cadre d’un accompagnement adapté à votre structure. Pour en parler, contactez-nous.

Crédits : logo Numéric’Emploi via l’Opco Atlas ; photos de Christina @ wocintechchat.com via Unsplash et 6689062 via Pixabay.

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